Aucun message portant le libellé Gestion de la classe. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Gestion de la classe. Afficher tous les messages

dimanche 13 mars 2016

L'enseignement gagnant des mathématiques

Objectifs :
Optimiser son enseignement des mathématiques

La mathématique est un domaine d'apprentissage qui pose souvent problème chez les élèves du primaire. C'est pourquoi une multitude de techniques d'enseignement et d'exercices ciblées ont déjà été créés pour pallier ces difficultés. Ainsi, cette article ne vise pas à vous enseigner l'une de ces techniques, mais plutôt à vous outiller sur l'approche à adopter lors de l'enseignement des mathématiques, toutes notions confondues.

De plus, en vous basant sur ces conseils, vous serez en mesure de bien sélectionner les activités qui vous seront proposer à l'avenir. Vous pourrez même les adapter de sorte qu'elles incluent l'ensemble des solutions gagnantes en mathématique présentées ci-dessous.

** L'enseignement présenté ici s'applique à un groupe d'élève. Toutefois, il est simple de l'adapter de manière à l'utiliser avec un élève seulement. L'important, c'est d'avoir les bases. Pour le reste, utilisez votre imagination et faites-vous confiance !

Conditions gagnantes en mathématiques :

1. PROMOUVOIR UNE ATTITUDE POSITIVE
* Aider les élèves à réaliser la présence de la mathématique dans leur vie.
* Utiliser des problèmes variés et stimulants provenant de la vie quotidienne des élèves.
* Accepter l'erreur et la prise de risque.
* Laisser les élèves interagir entre eux.
* Permettre aux élèves de participer activement aux expériences mathématiques.

2. PROPOSER DES TÂCHES ADAPTÉES AU NIVEAU DES ÉLÈVES
* Accepter que l'apprentissage soit plus difficile ou plus lent pour certains, tout en maintenant des exigences élevés.
* Offrir des défis se situant dans leur zone proximale (objectifs réalisables) de développement.
* Faire preuve de souplesse en permettant aux élèves d'utiliser leurs propres stratégies et les inciter à en explorer de nouvelles.
* Considérer les différentes façons de réfléchir et de raisonner comme des pistes permettant de mieux comprendre le cheminement des élèves.
* Diversifier les types de regroupements des élèves.
* Avoir une solide compréhension du développement, de l'articulation et de la progression des concepts et processus mathématiques afin de rendre leur apprentissage accessible.

3. METTRE L'ACCENT SUR LA COMPRÉHENSION ET LA CONSTRUCTION DES CONCEPTS
* Amener les élèves à utiliser des processus personnels pour démontrer leur compréhension.
* Recourir à des modes de représentation variés.
* Miser sur la compréhension plutôt que sur la mémorisation.
* Alterner entre l'exploration et l'enseignement systémique.
* Utiliser du matériel de manipulation varié.
* S'appuyer sur les connaissances antérieures des élèves.
* Démontrer explicitement les liens entre les différents concepts.
* Encourager le développement des stratégies d'autorégulation.

4. RECONNAÎTRE L'IMPORTANCE DE LA MÉTACOGNITION
* Guider les élèves dans leur processus de réflexion par un questionnement favorisant le raisonnement et la réflexion
* Susciter la réflexion avant, pendant et après la tâche 
* Modéliser des stratégies métacognitives.

mercredi 9 mars 2016

Un iPad pour l'élève en difficulté

Objectifs :
Utiliser le iPad comme outil d'apprentissage

La technologie étant très présente dans la vie de cette génération d'élèves, il est devenu primordial pour l'enseignant d'ajuster ses interventions en utilisant celles-ci dans un but pédagogique. Le iPad peut s'avérer un outil d'apprentissage très efficace si on l'utilise à bon escient. Il faut dire que l'outil en soi devient très attirant pour l'élève et, s'il est bien utilisé, devient un outil remarquable dans le développement des compétences en lecture, écriture et mathématique. On peut l'utiliser presque sans limites si on use de stratégies et d'ingéniosité. Les applications fournissent à l'élève la possibilité de développer ses compétences en travaillant diverses notions d'apprentissage. Comme les applications destinées à l'élève sont construites en donnant un feedback immédiat à l'élève, celui-ci peut l'utiliser avec autonomie aussi à l'école qu'à la maison. Cependant, pour que l'utilisation du iPad à des fins pédagogiques soit efficace, il faut prendre le temps d'explorer l'application avec l'élève et de faire un enseignement explicite des notions à travailler.

Les bases de l'utilisation du iPad avec l'élève :
1. L'enseignant doit manipuler le iPad pour en devenir à l'aise avec son utilisation.
2. L'enseignant cible un objectif précis à travailler avec l'élève, cette objectif doit être prélevé dans le plan d'action personnalisé de l'élève.
3. L'enseignant choisit des applications dans le répertoire correspondant à l'objectif visé dans le plan d'action. Le choix de plusieurs applications est recommandé pour la variété des exercices et éviter que l'élève devienne blasé par une même application. Cependant, il est important de s'arrêter sur une application pour au moins trois séances afin que l'élève s'habilite à l'utiliser et soit capable de porter une appréciation de l'application.
4. L'enseignant mentionne l'intention d'apprentissage à l'élève et de l'utilité de pratiquer les notions de l'application.
5. L'enseignant fait un modelage à l'élève pour montrer comment utiliser l'application et démontrer les stratégies à utiliser pour réaliser les activités de l'application.
6. L'élève s'habilite à utiliser l'application en pratique guidée par l'enseignant.
7. L'élève utilise l'application de lui-même.
8. À l'aide de différents exercices, l'enseignant s'assure que l'élève face le transfert de ses apprentissages du iPad à un travail réalisé en classe.


Sur ces bases, il est bien sure possible de faire une utilisation pédagogique du iPad à la maison de manière simple. Même les devoirs de la semaine peuvent être fait sur un iPad grâce à des applications telles que Allo Prof. Cet outil est donc polyvalent et motivera sans aucun doute vos jeunes à persévérer dans leurs apprentissages!

mardi 2 février 2016

Activité de la rentrée: Le village des minions

Objectif(s) spécifique(s):
- Connaître le nom de chaque élève et leurs intérêts respectifs
- Créer un climat de groupe


Dans le but de connaître le nom de chaque élève et leurs intérêts respectifs, l'enseignant les invite, lors de la première journée de classe, à créer un minion qui les représente. Pour la première partie de l'activité, les jeunes choisissent un canevas de petite créature jaune parmi ceux proposés et reçoivent une étiquette autocollante sur laquelle ils inscrivent leur nom, tel que présenté à l'annexe 1. Ces modèles ont la forme de cartes de voeux pour permettre aux l'élèves d'écrire à l'intérieur. Après avoir apposé l'étiquette sur la salopette de leur minion, les élèves sont prêts à commencer l'activité animée par l'enseignant. Ce dernier doit leur poser des questions en lien avec leurs intérêts personnels, tels que leur sport ou leur animal préféré, leurs projets ou leur métier futur. Ces informations lui serviront tout au long de l'année puisqu'il pourra reprendre ces éléments pour intéresser les jeunes aux activités pédagogiques réalisées en classe. Si l'ensemble du groupe aime les chiens, par exemple, il serait pertinent de proposer à ses membres un texte sur ce sujet lors d'un exercice de compréhension en lecture. Ils seraient sans doute plus motivés à accomplir la tâche. Autrement-dit, développer la motivation intrinsèque des élèves est certes plus simple lorsque l'on connaît leurs intérêts. Finalement, lorsqu'ils ont répondu aux questions de l'enseignant et qu'ils ont inscrit leurs réponses à l'intérieur de leur minion, ils ont la possibilité de le colorier. C'est la dernière étape de la personnalisation de leur petit bonhomme jaune. Un exemple de ce à quoi peut ressembler le résultat final est présenté à l'annexe 2. Idéalement, même si les réponses aux questions sont personnelles, cette activité devrait être l'occasion pour les jeunes d'entrer en contact avec leurs camarades.
La seconde partie de l'atelier vise à créer un bon climat au sein du groupe d'élèves. Elle sert à prévenir, entre autre, les problèmes de comportement et la mauvaise communication entre les membres de la classe, y compris l'enseignant. Lors de celle-ci, le groupe-classe doit créer, toujours avec l'aide de l'enseignant, les règles qui régiront leur classe, soit le village des minions. Celles-ci doivent évidemment concorder avec le code de vie appliqué par l'établissement scolaire, c'est pourquoi l'enseignant joue un rôle de médiateur durant l'activité. Il en profite d'ailleurs pour inclure ses attentes aux règles établies par les jeunes. En prenant ainsi part au processus décisionnel, les élèves comprennent mieux les règlements et leurs fondements. Ils sont donc moins enclins à les contester au cours de l'année scolaire. C'est le premier avantage d'établir un tel climat démocratique. Pour mieux les intégrer dans leur quotidien, un modèle du village et de ses règlements est affiché dans la classe. Les enfants ont ainsi un visuel à lequel se référer en permanence. Ils doivent se sentir inclus dans le processus de décision des règlements pour être en parfait accord avec le code de vie qui en résulte. D'ailleurs, si certaines règles s'appliquent seulement pour un aspect ou à un endroit précis de l'école, elles peuvent être positionnées en conséquent dans le village, puisque les zones sont divisées. Par exemple, le règlement entourant les déplacements des élèves peut être placé sur le chemin du village reliant la cours d'école et la classe. Aussi, les endroits représentés dans le village peuvent facilement être adaptés selon les préférences de l'enseignant, qui peut y inclure des éléments extérieurs au milieu scolaire, tels qu'une animalerie, une patinoire ou un restaurant. L'important est d'intéresser les élèves aux activités d'apprentissage pour développer leur envie d'apprendre. Au final, les jeunes auront le sentiment d'être en contrôle de leur cheminement scolaire et auront confiance en leurs pairs ainsi qu'en leur enseignant.
La dernière partie de l'activité consiste à intégrer les minions dans le village. Chaque élèves doit placer son personnage à l'endroit qu'il préfère parmi les zones qui le composent. Il doit ensuite justifier ce choix devant ses camarades en racontant une anecdote en lien avec celui-ci, par exemple. Cette partie est une intégration imagée de chaque enfant parmi les autres, ce qui concrétise la notion de groupe. C'est d'ailleurs une occasion supplémentaire pour ses membres d'apprendre à se connaître et de se découvrir des intérêts communs puisque ceux qui place leur bonhomme au même endroit ont certainement une attirance pour un même sujet. Il s'agit également de bonnes références pour l'enseignant qui souhaite orienter ses projets scolaires vers les préférences de ses élèves. En poussant un peu plus loin cette idée, il est même possible de rejoindre le concept d'apprentissage par les pairs. Les élèves qui ont choisi de placer leur minion à la patinoire, par exemple, ont sans doute plus de connaissances sur les sujets connexes à ce lieux que ceux qui ont choisi l'animalerie. Ainsi, si une activité d'apprentissage a pour thématique un des sujets connexes à la patinoire, ces élèves pourront partager leurs connaissances supplémentaires avec les autres, ce qui peut s'avérer très valorisant. En variant les thèmes des activités, l'enseignant donne l'occasion à tous ses élèves de démontrer leurs savoirs particuliers à leurs pairs.


 En somme, l'atelier est un dérivé de réseau de concepts joints aux récits des schtroumpfs, des petites créatures bleues se différenciant par leur personnalité et vivant dans un village de champignons aménagés en maisons. La présence du réseau de concepts se traduit par les questions portant sur les intérêts personnels à lesquelles les élèves doivent répondre, alors que les récits des schtroumpfs sont présents dans la création de bonhommes personnalisés et dans la conception d'un village des minions (très similaire au village des schtroumpfs). Par ailleurs, ces trois activités s'adressent principalement à des jeunes de niveau primaire. Elles peuvent être adaptées de manière à être réalisées par des enfants au préscolaire, en utilisant le dessin plutôt que l'écriture pour compléter les minions, par exemple. De plus, les parties deux et trois sont applicables uniquement en début d'année scolaire, lorsque l'enseignant souhaite mettre en place sa gestion de classe démocratique, c'est-à-dire les règlements à respecter, et planifier des activités d'apprentissage personnalisées. Ainsi, la première partie est plus malléable puisqu'elle peut être utilisée seule, ce qui nécessite une plus courte période de temps. C'est une excellente façon d'entrer en contact avec des jeunes pour la première fois. Ils sentent l'intérêt que l'enseignant porte envers eux et, si ce dernier leur présente son modèle personnalisé de l'activité, soit son propre minion, ils développent eux-mêmes une curiosité pour celui-ci, qu'ils apprennent à connaître à travers cet atelier. 
Annexe 1







Annexe 2